CAROLINE BOË
Composer - Sound creator

Events

anthropophony.org
FR / EN

Poster : Rencontres Nationales sur les recherches en musique, Ministère de la Culture.

15 octobre 2020

Recherche en art, ciblée vers l’écologie sonore

La proposition concerne une recherche en art, ciblée vers l’écologie sonore, à partir du constat suivant : il est quasiment impossible d’écouter un oiseau chanter ou une goutte d’eau tomber, sans que le son ne soit parasité par une multitude d’autres sons environnants. La question d’écologie profonde interroge la notion de silence, dont les artistes sonores des années 1950-70 comme Cage, Ono ou Neuhaus se sont emparés. Partant de cette généalogie, le travail artistique et théorique s’oriente vers la pollution sonore et sa possible énonciation en paysage imaginaire.

Du dénoncer à l’énoncé s’intéresse au glissement artistique qui se produit entre le montrer et le dire, et ceci en interaction avec une problématique environnementale.

Dans cette recherche, le dénoncer est compris comme une notification brute, un montré sans arrangement formel, tandis que l’énoncé est le résultat de l’élaboration d’une signification, un dit construit.  Passer du dénoncer en tant que notification à l’énoncé en tant qu’expression implique un travail sur la forme en vue de construire du sens. C’est un élargissement à la création sonore de certaines théories sémio-phénoménologiques du langage sur l’énonciation.

Constater la pollution sonore engage à dénoncer certains sons qui nous envahissent à notre insu, qu’on nous impose, et qui s’opposent à notre écoute claire selon Murray Schafer. Il s’agit donc d’explorer des sons anthropophoniques de la mécanosphère : les isoler pour les archiver en base de données web, dans une attitude dénonciatrice des dégâts sonores liés à l’activité humaine.

Les sons archivés sur le site montrent un état des lieux subjectif d’environnement sonore urbain, enregistré au hasard de parcours piétons. La subjectivité intervient dans le choix des sons et la façon proche de les enregistrer. Le choix de capter tel ou tel son est motivé par le désir de mettre en évidence la présence envahissante d’infimes vibrations, que seule une oreille attentive peut percevoir.

Ces sons attachiants nous suggèrent à la fois goût et dégoût, par leur substance souvent riche, agglomérée à leur dimension sémio-phénoménologique liée à la pollution. Leur infime intensité à laquelle s’ajoute notre habituation auditive les rend inaudibles à notre perception, tandis que la lutte contre le bruit se limite à des aspects quantitatifs. Ceci explique un tel engagement de sensibilisation aux bruits de faible intensité.

Une fois que cette dénonciation rigoureuse – sans autre mise en forme qu’une banque de sons listée ou cartographiée – est définie, se pose la question de l’énonciation d’un paysage sonore urbain imaginaire, basé sur un réel acoustique.        

Il s’agit de composer, c’est-à-dire d’énoncer avec une mise en forme articulée, les sons archivés sur le site web, en s’intéressant à leur substance singulière, de façon matiériste. Ceci confère à ces sons-déchets un statut ontologique, et situe la création dans la lignée d’une esthétique du rejet. Enfin, la spatialisation symbolique des sons, déterminée à partir de la cartographie des archives sonores, est un paramètre de composition spatio-temporelle.

Composer et spatialiser implique une posture du « dire » subjectif, qui cherche à passer du monde des sons – « montré » par les captations archivées sur le site – à un monde [dit] par les sons (Barbanti in Solomos et al. 2016, 235). L’énonciation est ainsi comprise ici comme une articulation imaginaire libre (Lopez, 1998), et relève de l’idée de paysage « [sans] oublier que le paysage est construction, composition, et donc artefact » (Chenet-Faugeras, 1994, p. 27). L’engagement rejoint un certain activisme qui cherche à « renforcer la conscience environnementale et sociale » pour « favoriser les changements dans les pratiques sociales et culturelles » (Polli, 2012). Cet activisme s’inspire de Joseph Beuys qui, avec le terme de « sculpture sociale », définit l’art comme un processus de pensée, de parole, de discussion et d'action politique et environnementale.

Toute la difficulté éthique de cette énonciation poétique réside dans un effort de sincérité permanent pour ne pas d’une part esthétiser de manière à rendre l’énonciation artificiellement agréable, ni d’autre part la présenter de façon catastrophique. Ceci renvoie à la théorie du jeu de Bateson qui souligne la possibilité de menace, de parade et de tromperie dans le jeu de la communication. Il s’agit de tendre vers un neutre barthien, en considérant cet objectif comme une règle du jeu.

Quelle que soit l’approche adoptée, ce qu’on appelle « énoncer » semble être finalement le fait de jouer d’une règle au sein d’un processus, […] s’en servir dans le sens plein du terme : l’invoquer et la plier, l’adapter et la contourner. (Tore, 2016, p. 445)

Télécharger le poster

 

Conférence EcoComplex : L'écologie sonore comme engagement éthique et environnemental.

08 octobre 2020

Manifesta 13 : POLITIQUES DE L’ÉCOUTE ET FÉMINISMES AVEC ELENA BISERNA

03 septembre 2020

Radio Grenouille-Euphonia propose à Elena Biserna de poser une oreille sur les luttes féministes actuelles, avec la diffusion de Voix debout d’Elena Biserna et Carole Rieussec. 

Le 8 mars dernier, comme le dit Paul B. Preciado, « Nous étions au bord d’un soulèvement transféministe décolonial » : un mouvement de révolte internationale qui a culminé dans la grève féministe. Quelques jours après, en France et dans des autres pays, la crise sanitaire et les mesures de confinement ont semblé suspendre cet élan, en nous privant de ce corps collectif, en fragmentant nos voix, en atomisant nos vies, en nous isolant. Mais les chants, les vibrations, l’énergie rebelle de cette mobilisation ont continué à résonner pendant tout le confinement et ont nourri des nouvelles formes d’alliance, d’échange, de résistance et de solidarité. 

Crédits :
Composée pour wi watt’heure #32, rubrique sonore de Revue & Corrigée (https://www.revue-et-corrigee.net/?v=wwh
Avec les sons de : Merce Almuni Calull, Elena Biserna, Caroline Boë, Juliette Bonnafé, Collectif de mobilisation Féministes Antiracistes & Café Congo, Collectif toutes et tous etrangers, Fernando Fuentes, Julie Gilbert, Laëtitia Hell-Gonzalez, La Lleca, Las Tesis, MEUFs!, Natacha Muslera, Rocío Nejapa, Lorena Mendez, Radiorafales, Carole Rieussec, Adriana Rodriguez, Claire Serres, Heléne Soulié.
Et des extraits des textes de : Judith Butler, Feministas transfronterizas, Paul B. Preciado, Françoise Vergès.

ISSTA 2020 Sonic Practice Now online concerts

04 août 2020

I am pleased to invite you to this online festival, in which one of my soundscape is scheduled on Friday August 14 in the 3:00 pm to 5:00 pm French time slot. There will be discussions with the artists, and you have to register ...

https://www.facebook.com/events/1677138269116735/
http://issta.ie/

The worldwide spread of COVID-19 and the associated social changes have impacted our lives in a manner that has no precedent in recent times. How has the initial shock changed our professional and personal relationships? Does this pandemic mark a permanent change to how we work and share? Is this a societal event that will soon be normalised?

ISSTA has invited international artists working with sound to share their responses to this situation as composers and performers. We have curated a series of three concerts featuring live performance and fixed media works in audio and video formats. We feel that this selection of work demonstrates a range of changing methods of individual practice, collaboration, and sonic discovery made during 2020.

Call for sound contributions : What is noise pollution for you?

19 juillet 2020

What are the unwanted sounds of your immediate surroundings?
Quels sont les sons indésirables de votre entourage immédiat ?

I suggest that you contribute to a sound bank for research on noise pollution, which archives the “noise waste” which invades us without our knowledge.

It's about recording (even with a simple smartphone) sounds from public or private space, which we would like not to hear.

Form:
Sound sequence of 1.30 (all types of digital formats)
Square format photo
Exact address or GPS coordinates (sounds are mapped)
Title
Description
Possible comment
Name of the phonographer!

submission form: https://anthropophony.org/son_submit.php

PS: on this website, the sounds are free of rights, downloadable by anyone in a kind of open source campaigning for a public sound good ...

********

Appel à contributions sonores : Qu’est-ce que la pollution sonore pour vous ? Quels sont les sons indésirables de votre entourage immédiat ?

Je vous propose de contribuer à une banque de sons de recherche sur la pollution sonore, qui archive les « déchets sonores », qui nous envahissent à notre insu.

Il s’agit d’enregistrer (même avec un simple smartphone) des sons de l’espace public ou privé, que l’on aimerait ne pas entendre.

Forme :
Séquence sonore de 1’30 (tous types de formats numériques)
Photo au format carré
Adresse exacte ou coordonnées GPS (les sons sont cartographiés)
Titre
Description
Commentaire éventuellement
Nom du phonographer !

Formulaire de soumission: https://anthropophony.org/son_submit.php

PS : sur ce site web, les sons sont libres de droits, téléchargeables par quiconque dans une sorte d’open source militant pour un bien public sonore…

Révolte des corps vivants : lutte somatopolitique !

22 juin 2020

WI WATT’HEURE #32

Voix debout

Conçue et réalisée par Carole Rieussec et Elena Biserna
Graphisme et mise en ligne : Lionel Palun

Le 8 mars dernier, comme le dit Paul B. Preciado, « Nous étions au bord d’un soulèvement transféministe décolonial » : un mouvement de révolte internationale qui a culminé dans la grève féministe. Quelques jours après, en France et dans des autres pays, la crise sanitaire et les mesures de confinement ont semblé suspendre cet élan, en nous privant de ce corps collectif, en fragmentant nos voix, en atomisant nos vies, en nous isolant. Mais les chants, les vibrations, l’énergie rebelle de cette mobilisation ont continué à résonner pendant tout le confinement et ont nourri des nouvelles formes d’alliance, d’échange, de résistance et de solidarité. 

Le dernier numéro de wi watt’heure était pensé comme une caisse de résonance du 8 mars. Nous avons invité des artistes et des militant.es à y contribuer pour relier les bruits, les dissonances et les consonances de cette rébellion globale, pour célébrer ce laboratoire de conflits internationales.

wi watt’heure #32 repart de cette rupture et des contributions reçues lors de cet appel avec Voix debout : un remix radiophonique que nous avons composé suite à une invitation du festival nuit#couchée. Nous projetons ces sons dans le présent via les prises de parole et les pratiques des féministes qui ont continué, pendant le confinement, à nourrir notre pensée utopique et à fabriquer des imaginaires politiques. À guider notre relecture, les mots de Paul B. Preciado, Françoise Vergès, Judith Butler et des feministas transfronterizas ainsi que les sonorités de nos actions et « ruizados »  durant le confinement. Pour rester ensemble, en lutte, dans et après la pandémie.

« Seule une nouvelle alliance des luttes transféministes, anticoloniales et écologiques pourra combattre à la fois la privatisation des institutions, l’économie de la dette, la financiarisation de la valeur du néolibéralisme et les discours du totalitarisme néonationaliste, technopatriarcal, néocolonial. Seule une révolution somatopolitique transversale serait capable d’enclencher une véritable alternative » (Paul B. Preciado).

Crédits et références :

Avec les sons de : Merce Almuni Calull, Elena Biserna, Caroline Boë, Juliette Bonnafé, Collectif de mobilisation Féministes Antiracistes & Café Congo, Collectif toutes et tous etrangers, Fernando Fuentes, Julie Gilbert, Laëtitia Hell-Gonzalez, La Lleca, Las Tesis, MEUFs!, Natacha Muslera, Rocío Nejapa, Lorena Mendez, Radiorafales, Carole Rieussec, Adriana Rodriguez, Claire Serres, Heléne Soulié.

Et des extraits des textes:
Paul B. Preciado : «Nous étions sur le point de faire la révolution féministe… et puis le virus est arrivé», BulbLiberation, 27 avril 2020.
Paul B. Preciado, « Les leçons du virus », Mediapart, 11 avril 2020.
Judith Butler, « Mourning Is a Political Act Amid the Pandemic and Its Disparities », entretien par George Yancy, Truthout, 30 avril 2020.
Françoise Vergès, « Le travail invisible derrière le confinement. Capitalisme, genre, racialisation et Covid-19 », Contretemps, 29 mars 2020.
Feministas transfronterizas, « Manifeste Féministe Trans-frontière. Pour sortir ensemble de la pandémie et changer le système », avril 2020.

https://www.revue-et-corrigee.net/?v=wwh&fbclid=IwAR01zDy1PAzi2e8eFUzG4X3A8vqfqGKE59RUHK3FCq8eeJ3aonVlGgPxBZ4 

Biophonie sous-marine, écouter les profondeurs

21 juin 2020
0:00/00:00
Chargement en cours ...

Emission-podcast diffusée pour les Journées de l'archéologie les 19, 20 et 21 juin 2020.

Dans cette émission, je commente musicologiquement des sons sous-marins, enregistrés dans les Calanques par Lucia Di Lorio.

Dans cet épisode, on est à l’écoute des profondeurs …

"Ainsi s’accorde le grand orchestre animal, révélateur de l’harmonie acoustique de la nature, l’expression profondément articulée de ses sons et de ses rythmes. [...] Le son le plus originel provient de l’océan, le lieu où les premières formes de vie se sont organisées. Elles sont à l’origine de toutes formes de vie, et de tous les sons que nous entendons." (Bernie Krause, inventeur du terme "biophonie" et précurseur de l’écologie acoustique.)

On plonge nos micros au large du Parc des calanques, avec Caroline Boé, Artiste sonore et Lucia Di Lorio du laboratoire Chorus.

...........

De calcaire et de sel …
Une série co-produite par Parc National des Calanques et Radio Grenouille-Euphonia

Réalisation : Jean-Baptiste Imbert
Captation voix Lucia Di Lorio : Andréa Muselet
Photo podcast :  Nicolas Floc'h 
https://podcast.ausha.co/de-calcaire-et-de-sel-radio-grenouille/de-calcaire-et-de-sel-biophonie-sous-marine

Silent Noise. Video poem & music 2020. Tamara Lai et Caroline Boë

04 avril 2020

Co-Création de confinement, avec d'anciens matériaux. 

Images prises à Liège (2019, 2020), Bruxelles (2019), Anvers (2012), Maastricht (2011), Pekin (2010), Alghero (2016), Edinburgh (2017).

Musique extraite de la pièce Echos et Reflets (2002)

Video and poems: Tamara LAI
Music: Caroline BOE

https://vimeo.com/400496575?fbclid=IwAR0UIlBmAP7vpqidn4pgHxKzhrP3y-iGm5cyT3A0KCnF3HSHfW0zlHNc3p4 

These sounds that invade us ... Call for audio contributions

19 mars 2020

These sounds that invade us ... Call for audio contributions

The little sounds from my own devices.

When the big noise pollution disappears (effect of containment measures), there remains the small noise pollution, ours, inside our apartments, that of our machines, appliances, computers etc.

A great opportunity to develop your hearing acuity ... when you are stuck at home!

So I suggest you contribute to my bank of research sounds on noise pollution, which archives “sound waste”, which our ears filter, but which invade us without our knowledge.

It's about recording (even with a simple smartphone) the sounds you make yourself using your own devices. An oven, a water heater, an old fridge, a radiator, a fan, an electric transformer, something that sizzles, something that makes us believe that we have tinnitus, something that we hear when we glue his ear. Very weak therefore!

But more convincing sounds are also welcome, the dishwasher, washing machine, mixer, toaster or whatever, the tile the drill the sander the vacuum cleaner ...

Form:

1.30 sound sequence (all types of digital formats)
Square format photo
Exact adress or GPS coordinates (sounds are mapped)
Headline
Description
Comment possibly
Name of the phonographer!

To send to the address boe@prism.cnrs.fr

PS: on this website, the sounds are free of rights, downloadable by anyone in a kind of open source campaigning for a sound public good ...

Example of a boiler sound: https://carolineboe.fr/sons.php?id_aff=228

 

Ces sons qui nous envahissent… Appel à contributions sonores

Les petits sons de mes propres appareils.

Quand la grosse pollution sonore disparait (effet des mesures de confinement), il reste la petite pollution sonore, la nôtre, à l’intérieur même de nos appartements, celle de nos machines, appareils, ordinateurs etc.

Une belle occasion pour développer son acuité auditive… quand on est coincé chez soi !

Aussi je vous propose de contribuer à ma banque de sons de recherche sur la pollution sonore, qui archive les « déchets sonores », que nos oreilles filtrent, mais qui nous envahissent à notre insu.

Il s’agit d’enregistrer (même avec un simple smartphone) les sons que l’on produit soi-même à l’aide de nos propres appareils. Un four, un chauffe-eau, un vieux frigo, un radiateur, un ventilateur, un transfo électrique, un truc qui grésille, un truc qui nous fait croire qu’on a des acouphènes, quelque chose que l’on entend lorsqu’on colle son oreille. Très faible donc !

Mais les sons plus probants sont aussi bienvenus, le lave-vaisselle, lave-linge, mixer, grille-pain ou je ne sais quoi, la carrelette la perceuse la ponceuse l’aspirateur…

Forme :
Séquence sonore de 1’30 (tous types de formats numériques)
Photo au format carré
Adresse exacte ou coordonnées GPS (les sons sont cartographiés)
Titre
Description
Commentaire éventuellement
Nom du phonographer !

À envoyer à l’adresse boe@prism.cnrs.fr

PS : sur ce site web, les sons sont libres de droits, téléchargeables par quiconque dans une sorte d’open source militant pour un bien public sonore…

Exemple d’un son de chaudière : https://carolineboe.fr/sons.php?id_aff=228

Feminist Social Soundscape

08 mars 2020
0:00/00:00
Chargement en cours ...

Grève féministe internationale du 8 mars 2020, à Marseille (France). 

 

 

 

Paysage sonore d'un féminisme social

Il s'agit d'un paysage-documentaire, une forme hybride entre le paysage sonore et le documentaire social, une tentative de rendre compte d'une expérience intime du réel, dans laquelle l'environnement est un ensemble de revendications et de dénonciations transversales. 

Dans cette approche écosophique, les paroles individuelles se tissent dans un monde sonore commun, motivé par une fédération d'altérités.

 

 

Paru dans Revue&Corrigée, émission WI WATT’HEURE #31

Un 8 mars « à plusieurs voix », Conçue et réalisée par Elena Biserna et Carole Rieussec.

https://www.revue-et-corrigee.net/?v=wwh&fbclid=IwAR31SZv6EG0om3OZjsnf5HyH1r2UjO8FzP3OBn8FU2TBZNQoT5r5kIVM1DA

Balade sonore et workshop sur les iles du Frioul, Marseille.

24 février 2020
0:00/00:00
Chargement en cours ...

Expérimentation du groupe

Ballade de présentation du site, dans sa relation sonore. Groupe de trois artistes-chercheuses confirmées (Brona Martin, Myriam Boucher et Ananda Costa) et d'un ornithologue (Jean-Eudes Trouslard). Des spots d'écoute et d'enregistrement, et de la marche. Oreilles nues ou au casque.

Dans ce groupe, où chacun est déjà expert en art environnemental, la relation au milieu est pleine de délicatesse, l'écoute du monde, l'écoute du groupe et l'écoute de soi sont des notions que l'expérience a rendues intuitives.

Ma principale préoccupation, en tant qu'organisatrice de la balade, a été de percevoir en silence l'énergie du groupe, afin que chacun puisse s'épanouir dans ses recherches personnelles tandis que le groupe lui-même s'enrichit de ses relations. Par exemple, lorsqu'on est concentré sur un point d'écoute, quel est le moment juste pour en partir ? 

Le mélange des disciplines est passionant, aussi Myriam a posé sa caméra sur la longue-vue d'ornithologie et nous sommes tous curieux de voir le résultat !

Hackathon en VR, Retraite d'unité PRISM 2019 à Fréjus.

20 septembre 2019
0:00/00:00
Chargement en cours ...

Expérience participative, expérience de VR.

Après l'élaboration de mind-maps collectives, chaque participant répond à la même question : "Quel liens fais-tu entre les notions suivantes : temps, espace, autrui, outil, corps, sensible ?"

Travail collectif avec Antoine Gonot et Adrien Vidal : création d'un espace virtuel dans lequel chaque  chercheur apparaît en 3D et parle lorsqu'on se dirige vers lui. 

Expérience intéressante par son opposition entre le travail participatif et collectif de création, et la réception solitaire et presque autistique avec le casque de VR. 

Marguerite et Roland

14 avril 2019
0:00/00:00
Chargement en cours ...

Conversation vituelle entre Marguerite Duras et Roland Barthes, à base d'archives sonores.

Diffusée sur Radio Grenouille 88.8 dans l'émission Profession Chercheur du 15 avril 2019.

 

 

 

Ces deux-là se détestaient, dit-on... Le dialogue est purement fictionnel, réalisé avec des extraits d'archives. 

Il est question de question, et de réponses sur la réponse, autour d'un whisky avec des glaçons qui fondent...

Ecole de terrain, Université Aix-Marseille, organisée par Christine Esclapez, Master Acoustique et Musicologie.

02 avril 2019
0:00/00:00
Chargement en cours ...

Workshop avec des étudiants de Master en Acoustique et Musicologie (Aix-Marseille Université).

Prise de son avec une parobole d'ornithologie, réflexion sur la notion de territoire et d'archive sonore, écriture de partitions graphiques, avec Christine Esclapez, Serge Antunes, Julien Ferrando, Antoine Gonot, Joséphine Simmonot, Nicolas Darbon et les étudiants de Master. Les trois écologies de Guattari sont mises en lumière... Atelier de création en fin de résidence.

Découverte de l'univers sonore dans la médina de Tunis (Résidence Dream City #3)

08 février 2019
0:00/00:00
Chargement en cours ...

 

Résidence de recherche-création, à Dar Bach Hamba, siège du Festival International de Création d'Art Contemporain Dream City, Tunis centre. 

Découverte du paysage sonore amplifié dans la médina, et plus particulièrement sur le site de création des éco-artistes Atef Maatallha et Sabrina Issa, qui tentent de changer une déchetterie sauvage en jardin d'éden, à l'aide du philosophe Maurice Chaudière et de son concept de forêt fruitière.. Et ça marche, question botanique... Qu'en est-il de la pollution sonore ? 

Résidence d'immersion pour le festival Dream City, Tunis.

17 octobre 2018

Remue-Méninges...

Je suis accueillie en tant que chercheuse dans la résidence d'immersion des artistes programmés au festival Dream City 2019. J'étudie la participation en art, et "l'esthétique dissensuelle" toute particulière à ce festival international d'art contemporain créé par Selma et Sofiane Ouissi. La notion de co-élaboration, de contribution, d'engagement politique y est forte. Un article sur le sujet : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02333370v2/document .

Unheimlichkeit, Vidéomusique, 4’35, City of Music of Marseille, residence of the MIM laboratory

31 mai 2018

Unheimlichkeit questions the worrying feeling of strangeness developed by Freud. In German, the adjective heimlich means familiar. Un prefix makes its antonym: what was familiar becomes foreign. Keit suffix is used to form a noun from an adjective.

I invite you to take a spiral walk in the creeks, which at the same time makes us always retrace our steps, and always move further away, with the puzzling impression of a reality that evaporates. What was nice becomes disturbing. It is an involuntary return to the same point, and each passage, experienced differently, causes an indefinable hunch.

According to Freud, “Anything that reminds us of the automatism of repetition residing in ourselves is felt to be strangely disturbing. » (Freud, 1919).

Pollution, in this landscape mainly described as “beautiful” by hikers, is discreetly mentioned, as a metaphor for this strange feeling, this almost invisible pollution that tests our geography, our ontology anchored in this territory.

Through the concept of Unheimlichkeit and the underlying theme of pollution, this music video is an experience attempting to trap the sign, to question the logical articulations, the usual audiovisual codes.

The listener is invaded by a slight sense of unease, a strange feeling which could even become frightening in a situation however familiar.

.

Récitons la Suite, installation musicale mêlant Aperghis et Lacan, au GMEM/CNCM de Marseille.

24 novembre 2017
0:00/00:00
Chargement en cours ...

 

Esthétique relationnelle

Inscrite dans une esthétique relationnelle, l'installation propose au public une situation et une expérience. 

Le public est invité à contribuer à l'enregistrement d'une fiction musicale, à partir d'un pastiche des Récitations d'Aperghis.

Pendant ce temps, dans l'espace de diffusion est restitué le travail effectué lors des ateliers précédents. Cette création, qui propose au public à la fois une expérience d'invention vocale et une expérience de perception à travers l'écoute, est liée à une recherche musicologique établissant des liens entre les Récitations d'Aperghis et la théorie de Lacan sur l'incoscient "structuré comme un langage".

Deux articles sur le sujet

Le pastiche musical comme interprétation critique et esthétique  (https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02004784v2/document), et Les “ trésors du signifiant ” dans les Récitations de Georges Aperghis  (https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02004780v2/document).

En savoir +

Workshop Feed-Back organisé par Virgile Abela à la fondation Vasarely (Aix-en-Provence)

27 avril 2017
0:00/00:00
Chargement en cours ...

Expérience de participante !

La question de la participation et de l'improvisation, de la réaction instantanée en groupe lorsque le son vit sa propre vie, piégé dans des contenants hyper-amplifiés et qui s'autogénère... Une expérience troublante d'écoute 1/du son que l'on cherche à maitriser, 2/de l'énergie du groupe qu'on ne veut pas maitriser mais dans lequel on interagit. 

Des Gouttes encore des Gouttes !

15 avril 2017
0:00/00:00
Chargement en cours ...

 

 

 

 

 

Installation sonore en toute intimité, dans mon jardin.

Pour quelques proches et leurs amis, des sons de gouttelettes à écouter alongé sur un tapis de sol, entouré de six haut-parleurs. Sons enregistrés en Tunisie (Sejnane) lors d'une résidence organisée par MP13 (Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture). 

De nombreuses questions se posent quant au plaisir d'écouter l'eau, et quant à la composition d'un paysage sonore spatialisé après-coup, la réalisation d'une fiction basée sur le souvenir du réel. L'interrogation a donné lieu deux ans plus tard à une conférence et à une publication (https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02416873/document).

En savoir +

Curved Lights, Participatory performance, 20’.

14 mai 2016

Cité Radieuse of Marseille, Le Corbusier Building
Architectures Contemporaines Production, Aix-Marseille University With musicology students and inhabitants of the building. Direction Cati Delosme. Text by Lucretia.

Video : Film by Hélène Grall and Eliot Ratineau - Extract 3'06

 

 

Lumières Courbes evokes scientific news which hypothesizes that dark matter in the universe deviates trajectories. The notion of rectilinear radiation is therefore questionned.

Curved Lights in the plural speaks of this other hypothesis according to which several universes coexist. The conceptual interest of this project is to combine a historical heritage, the Cité Radieuse, architecture in dialogue with light, with scientific news.

Influenced by a work with composer-researcher Guy Reibel, as a composer I wanted to broaden his vocal playing experience to a search for instrumental playing. It is about putting the musician's body in motion, producing a spontaneous musical sound by encouraging the performers to take great liberties.

This is made possible by the writing of a graphic score, suggesting atmosphere and musical energy. Emancipated from the traditional score and its constraints, the musicians are transformed into dancers and actors. And from this choreographic theatricality the music will be born.

Some inhabitants of the Cité Radieuse participated in the creation by forming a choir. Vocal game workshops were offered to familiarize them with this new approach to music. A new artistic coexistence between professional musicians, students and amateurs has been established through an awareness of contemporary music in an everyday setting.

The musicians were equipped with indicator lights for bicycles, hung on different parts of their bodies. Unintentional play of light emerges as a direct transcription of the music being played.

The transdisciplinarity of this project (music, dance, theater, light effects) is subsequent to the intention: the search for spontaneity in contemporary music, often experienced by the public and by the performers as somewhat rigid music.

 

Press

"In a dark alcove on the 4th floor, some will-o'-the-wisps come alive: instruments and voices mingle ... Student-musicians and inhabitants of Le Corbusier, like an antique choir, take part in the creation of a work directed by Caroline Boë: "Curved lights" ... great work! ". Jacques Freschel (Zibeline of May 30, 2016).

 

Score (extract)

Performed by Clara Scozzaro (Lyric singer), Clément Baudier (Saxophones), Camille Carpentier (Electric guitar), Nicolas Fleury (Double bass), the choir of the inhabitants of the Cité Radieuse (Geneviève Bonino, Jacqueline Boyer, Guy Durand, Eliane Beltran, Gisele Moreau, Danielle Sigaut, Gerhard Jacquet, under the direction of Cati Delosme.

Text

Texte of LucreeceDe Rerum Natura, Livre II,  795 to 809

Praeterea quoniam nequeunt sine luce colores esse neque in lucem existunt primordia rerum, scire licet quam sint nullo uelata colore; qualis enim caecis poterit color esse tenebris ? Lumine quin ipso mutatur propterea quod
recta aut obliqua percussus luce refulget; pluma columbarum quo pacto in sole uidetur, quae sita ceruices circum collumque coronat; namque alias fit uti claro sit rubra pyropo, inter dum quodam sensu fit uti uideatur inter caeruleum uiridis miscere zmaragdos. caudaque pauonis, larga cum luce repleta est, consimili mutat ratione obuersa colores; qui quoniam quodam gignuntur luminis ictu, scire licet, sine eo fieri non posse putandum est.

Besides, there can be no color without light, and atoms do not occur in light; it is therefore obvious that no color is coated on them. What kind of color can there be in blind darkness? What is more, the color changes with the light itself, according to whether direct or oblique rays strike it; thus shimmers in the sun the plumage collar which adorns the neck and neck of the dove; sometimes it has the fires of the ruby, sometimes it gives us the impression of mixing the blue of the firmament with the green of the emerald. Likewise the peacock's tail, when bathed in generous light, changes color depending on exposure. So, it is on the fall of the rays of light that colors depend, and it is naturally not conceivable that they can exist without light.