CAROLINE BOË
Composer - Sound creator

Events

anthropophony.org

ISSTA 2020 Sonic Practice Now online concerts

04 août 2020

I am pleased to invite you to this online festival, in which one of my soundscape is scheduled on Friday August 14 in the 3:00 pm to 5:00 pm French time slot. There will be discussions with the artists, and you have to register ...

https://www.facebook.com/events/1677138269116735/
http://issta.ie/

The worldwide spread of COVID-19 and the associated social changes have impacted our lives in a manner that has no precedent in recent times. How has the initial shock changed our professional and personal relationships? Does this pandemic mark a permanent change to how we work and share? Is this a societal event that will soon be normalised?

ISSTA has invited international artists working with sound to share their responses to this situation as composers and performers. We have curated a series of three concerts featuring live performance and fixed media works in audio and video formats. We feel that this selection of work demonstrates a range of changing methods of individual practice, collaboration, and sonic discovery made during 2020.

Call for sound contributions : What is noise pollution for you?

19 juillet 2020

What are the unwanted sounds of your immediate surroundings?
Quels sont les sons indésirables de votre entourage immédiat ?

I suggest that you contribute to a sound bank for research on noise pollution, which archives the “noise waste” which invades us without our knowledge.

It's about recording (even with a simple smartphone) sounds from public or private space, which we would like not to hear.

Form:
Sound sequence of 1.30 (all types of digital formats)
Square format photo
Exact address or GPS coordinates (sounds are mapped)
Title
Description
Possible comment
Name of the phonographer!

Send to boe@prism.cnrs.fr

PS: on this website, the sounds are free of rights, downloadable by anyone in a kind of open source campaigning for a public sound good ...

Example of an electronic bay https://carolineboe.fr/sons.php?id_aff=221
Example of tourist coaches at the stop https://carolineboe.fr/sons.php?id_aff=176

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Appel à contributions sonores : Qu’est-ce que la pollution sonore pour vous ? Quels sont les sons indésirables de votre entourage immédiat ?

Je vous propose de contribuer à une banque de sons de recherche sur la pollution sonore, qui archive les « déchets sonores », qui nous envahissent à notre insu.

Il s’agit d’enregistrer (même avec un simple smartphone) des sons de l’espace public ou privé, que l’on aimerait ne pas entendre.

Forme :
Séquence sonore de 1’30 (tous types de formats numériques)
Photo au format carré
Adresse exacte ou coordonnées GPS (les sons sont cartographiés)
Titre
Description
Commentaire éventuellement
Nom du phonographer !

À envoyer à l’adresse boe@prism.cnrs.fr

PS : sur ce site web, les sons sont libres de droits, téléchargeables par quiconque dans une sorte d’open source militant pour un bien public sonore…

Exemple d’une baie électronique https://carolineboe.fr/sons.php?id_aff=221
Exemple de cars de tourisme à l’arrêt https://carolineboe.fr/sons.php?id_aff=176

Révolte des corps vivants : lutte somatopolitique !

22 juin 2020

WI WATT’HEURE #32

Voix debout

Conçue et réalisée par Carole Rieussec et Elena Biserna
Graphisme et mise en ligne : Lionel Palun

Le 8 mars dernier, comme le dit Paul B. Preciado, « Nous étions au bord d’un soulèvement transféministe décolonial » : un mouvement de révolte internationale qui a culminé dans la grève féministe. Quelques jours après, en France et dans des autres pays, la crise sanitaire et les mesures de confinement ont semblé suspendre cet élan, en nous privant de ce corps collectif, en fragmentant nos voix, en atomisant nos vies, en nous isolant. Mais les chants, les vibrations, l’énergie rebelle de cette mobilisation ont continué à résonner pendant tout le confinement et ont nourri des nouvelles formes d’alliance, d’échange, de résistance et de solidarité. 

Le dernier numéro de wi watt’heure était pensé comme une caisse de résonance du 8 mars. Nous avons invité des artistes et des militant.es à y contribuer pour relier les bruits, les dissonances et les consonances de cette rébellion globale, pour célébrer ce laboratoire de conflits internationales.

wi watt’heure #32 repart de cette rupture et des contributions reçues lors de cet appel avec Voix debout : un remix radiophonique que nous avons composé suite à une invitation du festival nuit#couchée. Nous projetons ces sons dans le présent via les prises de parole et les pratiques des féministes qui ont continué, pendant le confinement, à nourrir notre pensée utopique et à fabriquer des imaginaires politiques. À guider notre relecture, les mots de Paul B. Preciado, Françoise Vergès, Judith Butler et des feministas transfronterizas ainsi que les sonorités de nos actions et « ruizados »  durant le confinement. Pour rester ensemble, en lutte, dans et après la pandémie.

« Seule une nouvelle alliance des luttes transféministes, anticoloniales et écologiques pourra combattre à la fois la privatisation des institutions, l’économie de la dette, la financiarisation de la valeur du néolibéralisme et les discours du totalitarisme néonationaliste, technopatriarcal, néocolonial. Seule une révolution somatopolitique transversale serait capable d’enclencher une véritable alternative » (Paul B. Preciado).

Crédits et références :

Avec les sons de : Merce Almuni Calull, Elena Biserna, Caroline Boë, Juliette Bonnafé, Collectif de mobilisation Féministes Antiracistes & Café Congo, Collectif toutes et tous etrangers, Fernando Fuentes, Julie Gilbert, Laëtitia Hell-Gonzalez, La Lleca, Las Tesis, MEUFs!, Natacha Muslera, Rocío Nejapa, Lorena Mendez, Radiorafales, Carole Rieussec, Adriana Rodriguez, Claire Serres, Heléne Soulié.

Et des extraits des textes:
Paul B. Preciado : «Nous étions sur le point de faire la révolution féministe… et puis le virus est arrivé», BulbLiberation, 27 avril 2020.
Paul B. Preciado, « Les leçons du virus », Mediapart, 11 avril 2020.
Judith Butler, « Mourning Is a Political Act Amid the Pandemic and Its Disparities », entretien par George Yancy, Truthout, 30 avril 2020.
Françoise Vergès, « Le travail invisible derrière le confinement. Capitalisme, genre, racialisation et Covid-19 », Contretemps, 29 mars 2020.
Feministas transfronterizas, « Manifeste Féministe Trans-frontière. Pour sortir ensemble de la pandémie et changer le système », avril 2020.

https://www.revue-et-corrigee.net/?v=wwh&fbclid=IwAR01zDy1PAzi2e8eFUzG4X3A8vqfqGKE59RUHK3FCq8eeJ3aonVlGgPxBZ4 

Biophonie sous-marine, écouter les profondeurs

21 juin 2020
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Emission-podcast diffusée pour les Journées de l'archéologie les 19, 20 et 21 juin 2020.

Dans cette émission, je commente musicologiquement des sons sous-marins, enregistrés dans les Calanques par Lucia Di Lorio.

Dans cet épisode, on est à l’écoute des profondeurs …

"Ainsi s’accorde le grand orchestre animal, révélateur de l’harmonie acoustique de la nature, l’expression profondément articulée de ses sons et de ses rythmes. [...] Le son le plus originel provient de l’océan, le lieu où les premières formes de vie se sont organisées. Elles sont à l’origine de toutes formes de vie, et de tous les sons que nous entendons." (Bernie Krause, inventeur du terme "biophonie" et précurseur de l’écologie acoustique.)

On plonge nos micros au large du Parc des calanques, avec Caroline Boé, Artiste sonore et Lucia Di Lorio du laboratoire Chorus.

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De calcaire et de sel …
Une série co-produite par Parc National des Calanques et Radio Grenouille-Euphonia

Réalisation : Jean-Baptiste Imbert
Captation voix Lucia Di Lorio : Andréa Muselet
Photo podcast :  Nicolas Floc'h 
https://podcast.ausha.co/de-calcaire-et-de-sel-radio-grenouille/de-calcaire-et-de-sel-biophonie-sous-marine

Silent Noise. Video poem & music 2020. Tamara Lai et Caroline Boë

04 avril 2020

Co-Création de confinement, avec d'anciens matériaux. 

Images prises à Liège (2019, 2020), Bruxelles (2019), Anvers (2012), Maastricht (2011), Pekin (2010), Alghero (2016), Edinburgh (2017).

Musique extraite de la pièce Echos et Reflets (2002)

Video and poems: Tamara LAI
Music: Caroline BOE

https://vimeo.com/400496575?fbclid=IwAR0UIlBmAP7vpqidn4pgHxKzhrP3y-iGm5cyT3A0KCnF3HSHfW0zlHNc3p4 

These sounds that invade us ... Call for audio contributions

19 mars 2020

These sounds that invade us ... Call for audio contributions

The little sounds from my own devices.

When the big noise pollution disappears (effect of containment measures), there remains the small noise pollution, ours, inside our apartments, that of our machines, appliances, computers etc.

A great opportunity to develop your hearing acuity ... when you are stuck at home!

So I suggest you contribute to my bank of research sounds on noise pollution, which archives “sound waste”, which our ears filter, but which invade us without our knowledge.

It's about recording (even with a simple smartphone) the sounds you make yourself using your own devices. An oven, a water heater, an old fridge, a radiator, a fan, an electric transformer, something that sizzles, something that makes us believe that we have tinnitus, something that we hear when we glue his ear. Very weak therefore!

But more convincing sounds are also welcome, the dishwasher, washing machine, mixer, toaster or whatever, the tile the drill the sander the vacuum cleaner ...

Form:

1.30 sound sequence (all types of digital formats)
Square format photo
Exact adress or GPS coordinates (sounds are mapped)
Headline
Description
Comment possibly
Name of the phonographer!

To send to the address boe@prism.cnrs.fr

PS: on this website, the sounds are free of rights, downloadable by anyone in a kind of open source campaigning for a sound public good ...

Example of a boiler sound: https://carolineboe.fr/sons.php?id_aff=228

 

Ces sons qui nous envahissent… Appel à contributions sonores

Les petits sons de mes propres appareils.

Quand la grosse pollution sonore disparait (effet des mesures de confinement), il reste la petite pollution sonore, la nôtre, à l’intérieur même de nos appartements, celle de nos machines, appareils, ordinateurs etc.

Une belle occasion pour développer son acuité auditive… quand on est coincé chez soi !

Aussi je vous propose de contribuer à ma banque de sons de recherche sur la pollution sonore, qui archive les « déchets sonores », que nos oreilles filtrent, mais qui nous envahissent à notre insu.

Il s’agit d’enregistrer (même avec un simple smartphone) les sons que l’on produit soi-même à l’aide de nos propres appareils. Un four, un chauffe-eau, un vieux frigo, un radiateur, un ventilateur, un transfo électrique, un truc qui grésille, un truc qui nous fait croire qu’on a des acouphènes, quelque chose que l’on entend lorsqu’on colle son oreille. Très faible donc !

Mais les sons plus probants sont aussi bienvenus, le lave-vaisselle, lave-linge, mixer, grille-pain ou je ne sais quoi, la carrelette la perceuse la ponceuse l’aspirateur…

Forme :
Séquence sonore de 1’30 (tous types de formats numériques)
Photo au format carré
Adresse exacte ou coordonnées GPS (les sons sont cartographiés)
Titre
Description
Commentaire éventuellement
Nom du phonographer !

À envoyer à l’adresse boe@prism.cnrs.fr

PS : sur ce site web, les sons sont libres de droits, téléchargeables par quiconque dans une sorte d’open source militant pour un bien public sonore…

Exemple d’un son de chaudière : https://carolineboe.fr/sons.php?id_aff=228

Feminist Social Soundscape

08 mars 2020
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Grève féministe internationale du 8 mars 2020, à Marseille (France). 

 

 

 

Paysage sonore d'un féminisme social

Il s'agit d'un paysage-documentaire, une forme hybride entre le paysage sonore et le documentaire social, une tentative de rendre compte d'une expérience intime du réel, dans laquelle l'environnement est un ensemble de revendications et de dénonciations transversales. 

Dans cette approche écosophique, les paroles individuelles se tissent dans un monde sonore commun, motivé par une fédération d'altérités.

 

 

Paru dans Revue&Corrigée, émission WI WATT’HEURE #31

Un 8 mars « à plusieurs voix », Conçue et réalisée par Elena Biserna et Carole Rieussec.

https://www.revue-et-corrigee.net/?v=wwh&fbclid=IwAR31SZv6EG0om3OZjsnf5HyH1r2UjO8FzP3OBn8FU2TBZNQoT5r5kIVM1DA

Balade sonore et workshop sur les iles du Frioul, Marseille.

24 février 2020
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Expérimentation du groupe

Ballade de présentation du site, dans sa relation sonore. Groupe de trois artistes-chercheuses confirmées (Brona Martin, Myriam Boucher et Ananda Costa) et d'un ornithologue (Jean-Eudes Trouslard). Des spots d'écoute et d'enregistrement, et de la marche. Oreilles nues ou au casque.

Dans ce groupe, où chacun est déjà expert en art environnemental, la relation au milieu est pleine de délicatesse, l'écoute du monde, l'écoute du groupe et l'écoute de soi sont des notions que l'expérience a rendues intuitives.

Ma principale préoccupation, en tant qu'organisatrice de la balade, a été de percevoir en silence l'énergie du groupe, afin que chacun puisse s'épanouir dans ses recherches personnelles tandis que le groupe lui-même s'enrichit de ses relations. Par exemple, lorsqu'on est concentré sur un point d'écoute, quel est le moment juste pour en partir ? 

Le mélange des disciplines est passionant, aussi Myriam a posé sa caméra sur la longue-vue d'ornithologie et nous sommes tous curieux de voir le résultat !

Hackathon en VR, Retraite d'unité PRISM 2019 à Fréjus.

20 septembre 2019
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Expérience participative, expérience de VR.

Après l'élaboration de mind-maps collectives, chaque participant répond à la même question : "Quel liens fais-tu entre les notions suivantes : temps, espace, autrui, outil, corps, sensible ?"

Travail collectif avec Antoine Gonot et Adrien Vidal : création d'un espace virtuel dans lequel chaque  chercheur apparaît en 3D et parle lorsqu'on se dirige vers lui. 

Expérience intéressante par son opposition entre le travail participatif et collectif de création, et la réception solitaire et presque autistique avec le casque de VR. 

Marguerite et Roland

14 avril 2019
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Conversation vituelle entre Marguerite Duras et Roland Barthes, à base d'archives sonores.

Diffusée sur Radio Grenouille 88.8 dans l'émission Profession Chercheur du 15 avril 2019.

 

 

 

Ces deux-là se détestaient, dit-on... Le dialogue est purement fictionnel, réalisé avec des extraits d'archives. 

Il est question de question, et de réponses sur la réponse, autour d'un whisky avec des glaçons qui fondent...

Ecole de terrain, Université Aix-Marseille, organisée par Christine Esclapez, Master Acoustique et Musicologie.

02 avril 2019
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Workshop avec des étudiants de Master en Acoustique et Musicologie (Aix-Marseille Université).

Prise de son avec une parobole d'ornithologie, réflexion sur la notion de territoire et d'archive sonore, écriture de partitions graphiques, avec Christine Esclapez, Serge Antunes, Julien Ferrando, Antoine Gonot, Joséphine Simmonot, Nicolas Darbon et les étudiants de Master. Les trois écologies de Guattari sont mises en lumière... Atelier de création en fin de résidence.

Découverte de l'univers sonore dans la médina de Tunis (Résidence Dream City #3)

08 février 2019
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Résidence de recherche-création, à Dar Bach Hamba, siège du Festival International de Création d'Art Contemporain Dream City, Tunis centre. 

Découverte du paysage sonore amplifié dans la médina, et plus particulièrement sur le site de création des éco-artistes Atef Maatallha et Sabrina Issa, qui tentent de changer une déchetterie sauvage en jardin d'éden, à l'aide du philosophe Maurice Chaudière et de son concept de forêt fruitière.. Et ça marche, question botanique... Qu'en est-il de la pollution sonore ? 

Résidence d'immersion pour le festival Dream City, Tunis.

17 octobre 2018

Remue-Méninges...

Je suis accueillie en tant que chercheuse dans la résidence d'immersion des artistes programmés au festival Dream City 2019. J'étudie la participation en art, et "l'esthétique dissensuelle" toute particulière à ce festival international d'art contemporain créé par Selma et Sofiane Ouissi. La notion de co-élaboration, de contribution, d'engagement politique y est forte. Un article sur le sujet : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02333370v2/document .

Unheimlichkeit, Vidéomusique, 4’35, Cité de la musique de Marseille, résidence du laboratoire MIM

31 mai 2018

Unheimlichkeit interroge le sentiment d’inquiétante étrangeté, développé par Freud. En allemand, l’adjectif heimlich signifie familier, le préfixe un en fait son antonyme : ce qui était familier devient étranger. Le suffixe keit sert à former un substantif à partir de l’adjectif.

Un vague malaise devant ce qui nous échappe nous envahit, nous ressentons un sentiment étrange qui pourrait même devenir effrayant dans une situation pourtant familière.

Je vous invite à une promenade en spirale dans les calanques, qui nous fait à la fois revenir toujours sur nos pas, et toujours nous éloigner plus, avec l’impression déroutante d’un réel qui s’évapore. Ce qui était sympathique devient troublant. C’est un retour involontaire au même point, et chaque passage, vécu différemment, provoque un pressentiment indéfinissable.

Pour Freud, « Est ressenti comme étrangement inquiétant tout ce qui peut nous rappeler cet automatisme de répétition résidant en nous-mêmes. » (Freud, 1919).

La pollution, dans ce paysage majoritairement qualifié de « beau » par les randonneurs, est discrètement évoquée, comme une métaphore de cet étrange ressenti. Pollution quasiment invisible qui éprouve notre géographicité, notre ontologie ancrée dans ce territoire.

À travers le concept d’Unheimlichkeit et le thème en filigrane de la pollution, cette vidéomusique est une expérience qui cherche à piéger le signe, à remettre en question les articulations logiques, les codes audiovisuels habituels. 

Récitons la Suite, installation musicale mêlant Aperghis et Lacan, au GMEM/CNCM de Marseille.

24 novembre 2017
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Esthétique relationnelle

Inscrite dans une esthétique relationnelle, l'installation propose au public une situation et une expérience. 

Le public est invité à contribuer à l'enregistrement d'une fiction musicale, à partir d'un pastiche des Récitations d'Aperghis.

Pendant ce temps, dans l'espace de diffusion est restitué le travail effectué lors des ateliers précédents. Cette création, qui propose au public à la fois une expérience d'invention vocale et une expérience de perception à travers l'écoute, est liée à une recherche musicologique établissant des liens entre les Récitations d'Aperghis et la théorie de Lacan sur l'incoscient "structuré comme un langage".

Deux articles sur le sujet

Le pastiche musical comme interprétation critique et esthétique  (https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02004784v2/document), et Les “ trésors du signifiant ” dans les Récitations de Georges Aperghis  (https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02004780v2/document).

En savoir +

Workshop Feed-Back organisé par Virgile Abela à la fondation Vasarely (Aix-en-Provence)

27 avril 2017
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Expérience de participante !

La question de la participation et de l'improvisation, de la réaction instantanée en groupe lorsque le son vit sa propre vie, piégé dans des contenants hyper-amplifiés et qui s'autogénère... Une expérience troublante d'écoute 1/du son que l'on cherche à maitriser, 2/de l'énergie du groupe qu'on ne veut pas maitriser mais dans lequel on interagit. 

Des Gouttes encore des Gouttes !

15 avril 2017
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Installation sonore en toute intimité, dans mon jardin.

Pour quelques proches et leurs amis, des sons de gouttelettes à écouter alongé sur un tapis de sol, entouré de six haut-parleurs. Sons enregistrés en Tunisie (Sejnane) lors d'une résidence organisée par MP13 (Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture). 

De nombreuses questions se posent quant au plaisir d'écouter l'eau, et quant à la composition d'un paysage sonore spatialisé après-coup, la réalisation d'une fiction basée sur le souvenir du réel. L'interrogation a donné lieu deux ans plus tard à une conférence et à une publication (https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02416873/document).

En savoir +

Lumières Courbes, Performance participative, 20’.

14 mai 2016

Cité Radieuse de Marseille, Immeuble Le Corbusier. Production Architectures Contemporaines, Université Aix-Marseille. Avec des étudiants en musicologie, et des habitants. Direction Cati Delosme. Texte de Lucrèce.

Vidéo ci-dessus : Extrait du film documentaire d'Hélène Grall et Eliot Ratineau

 

 

Lumières Courbes évoque l’actualité scientifique qui émet l’hypothèse qu’une matière noire dans l’univers dévie les trajectoires. La notion donc de radiation rectiligne est remise en question.

Lumières courbes au pluriel parle de cette autre hypothèse selon laquelle plusieurs univers coexisteraient. L’intérêt conceptuel de ce projet est de mêler un patrimoine historique, la cité radieuse, architecture dialoguant avec la lumière, à une actualité scientifique.

Influencée par un travail avec le compositeur-chercheur Guy Reibel, en tant que compositrice j’ai souhaité élargir son expérience de jeu vocal à une recherche de jeu instrumental. Il s’agit de mettre le corps du musicien en mouvement, de produire un son musical spontané en incitant les interprètes à prendre de grandes libertés.

Ceci est rendu possible grâce à l’écriture d’une partition graphique, suggérant ambiance et énergie musicale. Emancipés de la traditionnelle partition et de ses contraintes, les musiciens se transforment en danseurs et en comédiens. Et c’est de cette théâtralité chorégraphique que va naître la musique.

Certains habitants de la cité radieuse ont participé à la création en formant un chœur. Des ateliers de jeux vocaux ont été proposés pour les familiariser à cette nouvelle approche de la musique. Un nouveau vivre ensemble artistique entre musiciens professionnels, étudiants et amateurs s’est établi au travers d’une sensibilisation à la musique contemporaine dans un lieu du quotidien.

Les musiciens étaient équipés de diodes de signalisation pour vélos, accrochées sur différentes parties de leurs corps. Des jeux de lumière, involontaires émergent comme une transcription directe de la musique en train de se jouer.

La transdisciplinarité de ce projet (musique, danse, théâtre, jeux de lumières) est subséquente à l’intention : la recherche de spontanéité dans la musique savante contemporaine, souvent vécue par le public et par les interprètes comme une musique un peu rigide.

 

Presse

"Dans une alcôve obscure du 4ème étage quelques feu-follets s’animent : instruments et voix se mêlent... Étudiants-musiciens et habitants du Corbusier, tel un chœur à l’antique, participent de concert à la création d’une œuvre dirigée par Caroline Boë : « Lumières courbes »... du beau travail!". Jacques Freschel (Zibeline du 30 mai 2016).

 

Partition (extrait)

Interprété par Clara Scozzaro (Chanteuse lyrique), Clément Baudier (Saxophones), Camille Carpentier (Guitare électrique), Nicolas Fleury (Contrebasse), le choeur des habitants de la Cité Radieuse (Geneviève Bonino, Jacqueline Boyer, Guy Durand, Eliane Beltran, Gisele Moreau, Danielle Sigaut, Gerhard Jacquet, sous la direction de Cati Delosme.

Texte

Texte de Lucrèce, De Rerum Natura, Livre II, vers 795 à 809

Praeterea quoniam nequeunt sine luce colores esse neque in lucem existunt primordia rerum, scire licet quam sint nullo uelata colore; qualis enim caecis poterit color esse tenebris ? Lumine quin ipso mutatur propterea quod
recta aut obliqua percussus luce refulget; pluma columbarum quo pacto in sole uidetur, quae sita ceruices circum collumque coronat; namque alias fit uti claro sit rubra pyropo, inter dum quodam sensu fit uti uideatur inter caeruleum uiridis miscere zmaragdos. caudaque pauonis, larga cum luce repleta est, consimili mutat ratione obuersa colores; qui quoniam quodam gignuntur luminis ictu, scire licet, sine eo fieri non posse putandum est.

D’ailleurs, il ne peut y avoir de couleur sans lumière, et les atomes ne se produisent pas à la lumière ; il est donc évident qu’aucune couleur ne les revêt. Quelle sorte de couleur pourra-t-il y avoir dans les ténèbres aveugles ? Bien plus, la couleur change avec la lumière elle-même, suivant que la frappent des rayons directs ou obliques; ainsi chatoie au soleil le collier de plumage qui orne la nuque et le cou de la colombe ; il a tantôt les feux du rubis, tantôt il nous fait l’impression de mêler au bleu du firmament le vert de l’émeraude. De même la queue du paon, quand la baigne une lumière géné- reuse, change de couleur selon l’exposition. Ainsi donc, c’est de la chute des rayons de lumière que les couleurs dépendent, et l’on ne conçoit naturellement pas qu’elles puissent sans lumière exister.